DÉMARCHE

Je cherche les endroits où la figure cesse d’être une évidence et devient une question.

Le travail de Valhère s’est construit autour d’une interrogation qui demeure constante : comment représenter le monde contemporain et la place que l’individu y occupe ?


Cette question l’a progressivement conduit à s’éloigner d’une représentation univoque du réel. Le monde qui nous entoure ne se donne jamais à voir d’un seul bloc. Il est traversé par des récits, des normes, des systèmes de classement, des images et des signes qui orientent notre manière de percevoir les autres autant que nous-mêmes. La fragmentation est ainsi devenue un principe récurrent de son travail : elle ne constitue pas seulement un choix plastique, mais une manière de rendre compte d’une réalité elle-même morcelée, organisée et parfois contradictoire.


Peinture, dessin, photographie, relief, texte et éléments issus de la culture visuelle contemporaine peuvent ainsi se rencontrer dans une même œuvre. Le damier y occupe une place particulière. À la fois grille et mosaïque évoquant la pixelisation numérique, le damier fragmente l’image tout en permettant sa reconstruction, reliant ainsi des modes anciens et contemporains de représentation.


Pictogrammes, codes-barres, QR codes, lettres, chiffres ou autres signes graphiques viennent compléter ce vocabulaire. Certains renvoient à l’organisation sociale, d’autres à la circulation des images, aux mécanismes de visibilité et d’invisibilité, à la normalisation ou à la transformation des individus. Cette interrogation s’étend aux œuvres héritées de l’histoire de l’art, dont il questionne les régimes de visibilité : la manière dont l’évolution des normes et des sensibilités culturelles transforme aujourd’hui notre regard sur des représentations produites dans d’autres contextes.


La figure humaine reste présente, directement ou indirectement. Elle peut apparaître à travers un visage, un corps, une silhouette simplifiée ou seulement les signes qui permettent de l’identifier, de la classer ou de la rendre visible. Il s’agit moins pour Valhère de représenter un individu isolé que d’interroger les relations qu’il entretient avec les systèmes dans lesquels il évolue.


Cette recherche ne suit cependant pas une voie unique. Elle s’est progressivement organisée en plusieurs familles d’œuvres qui explorent des territoires plastiques différents. Certaines interrogent plus directement les mécanismes sociaux, d’autres les régimes de visibilité, la fragmentation de la figure, les transformations de la matière ou encore les relations entre passé, présent et devenir. Ces ensembles ne constituent pas des démarches indépendantes : ils sont différentes manifestations d’une même volonté de figurer le monde contemporain. Le travail de Valhère procède ainsi par déplacements, confrontations et réagencements. Il ne cherche pas à apporter une réponse définitive, mais à mettre en tension les images et les signes dont nous sommes entourés, afin d’interroger ce qu’ils disent de notre époque et de la manière dont nous y construisons notre place.

DÉMARCHE

Je cherche les endroits où la figure cesse d’être une évidence et devient une question.

Le travail de Valhère s’est construit autour d’une interrogation qui demeure constante : comment représenter le monde contemporain et la place que l’individu y occupe ?


Cette question l’a progressivement conduit à s’éloigner d’une représentation univoque du réel. Le monde qui nous entoure ne se donne jamais à voir d’un seul bloc. Il est traversé par des récits, des normes, des systèmes de classement, des images et des signes qui orientent notre manière de percevoir les autres autant que nous-mêmes. La fragmentation est ainsi devenue un principe récurrent de son travail : elle ne constitue pas seulement un choix plastique, mais une manière de rendre compte d’une réalité elle-même morcelée, organisée et parfois contradictoire.


Peinture, dessin, photographie, relief, texte et éléments issus de la culture visuelle contemporaine peuvent ainsi se rencontrer dans une même œuvre. Le damier y occupe une place particulière. À la fois grille et mosaïque évoquant la pixelisation numérique, le damier fragmente l’image tout en permettant sa reconstruction, reliant ainsi des modes anciens et contemporains de représentation.


Pictogrammes, codes-barres, QR codes, lettres, chiffres ou autres signes graphiques viennent compléter ce vocabulaire. Certains renvoient à l’organisation sociale, d’autres à la circulation des images, aux mécanismes de visibilité et d’invisibilité, à la normalisation ou à la transformation des individus. Cette interrogation s’étend aux œuvres héritées de l’histoire de l’art, dont il questionne les régimes de visibilité : la manière dont l’évolution des normes et des sensibilités culturelles transforme aujourd’hui notre regard sur des représentations produites dans d’autres contextes.


La figure humaine reste présente, directement ou indirectement. Elle peut apparaître à travers un visage, un corps, une silhouette simplifiée ou seulement les signes qui permettent de l’identifier, de la classer ou de la rendre visible. Il s’agit moins pour Valhère de représenter un individu isolé que d’interroger les relations qu’il entretient avec les systèmes dans lesquels il évolue.


Cette recherche ne suit cependant pas une voie unique. Elle s’est progressivement organisée en plusieurs familles d’œuvres qui explorent des territoires plastiques différents. Certaines interrogent plus directement les mécanismes sociaux, d’autres les régimes de visibilité, la fragmentation de la figure, les transformations de la matière ou encore les relations entre passé, présent et devenir. Ces ensembles ne constituent pas des démarches indépendantes : ils sont différentes manifestations d’une même volonté de figurer le monde contemporain. Le travail de Valhère procède ainsi par déplacements, confrontations et réagencements. Il ne cherche pas à apporter une réponse définitive, mais à mettre en tension les images et les signes dont nous sommes entourés, afin d’interroger ce qu’ils disent de notre époque et de la manière dont nous y construisons notre place.

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